Mais qu’arrive-t-il donc, depuis quelques années, à de si nombreuses personnes de notre entourage ? Amies, collègues, connaissances de la ville ou de la campagne sont frappés par toutes sortes de maux et de mal-être: maladies auto-immunes, burn-out, maladies orphelines, dépression, accidents, séparations familiales, etc.

Parmi les facteurs complexes aux conséquences catastrophiques sur la santé, n’y aurait-il pas ce culte, vieux de quelques décennies, que nous rendons à 2 dieux aussi païens que cruels : le dieu hyper-profit et le dieu vitesse ? Dans tous les domaines du travail et de la sphère privée, tout doit aller très très vite. La fulgurance des rapports entre les gens et le monde est devenue aliénante! Et notre cerveau, à cette image fonctionne tout le temps, pas une seconde de pause, parfois même, lorsque nous nous mettons au lit. Est-ce dû à l’usage effréné de toutes ces technologies à portée de main ? Prenons pour seul exemple, ce zapping perpétuel sur nos inséparables écrans. Dictature des temps présents, elle absorbe les conversations possibles entre les gens et l’étincelle des regards dans la consommation d’un monde virtuel. Résultat, c’est nous qui perdons le sourire ou la connexion avec les yeux d’un être vivant.

Il faut bien l’admettre, la fin du 20ème et le début du 21ème siècles ont mis nos organismes et nos santés à rude épreuve. Et les femmes en font peut-être davantage les frais, fruits de leur positionnement traditionnel et de l’habitude de gérer sur toutes sortes de fronts, nécessités du quotidien, famille, en plus des responsabilités professionnelles. Nombreuses parmi elles sont en train de perdre des points de repère essentiels que sont leur instinct, leur fantaisie, leur connexion au coeur et… leur bien-être !

Ceci nous rappelle un des principes fondamentaux autour duquel notre santé s’érige : à l’image du caducée dans la médecine occidentale, des nadis Ida et Pingala dans l’approche hindouiste, un double mouvement d’énergie est à l’oeuvre à l’intérieur de nous afin d’assurer notre équilibre et notre croissance. L’un régit notre dépense d’énergie, l’autre notre réceptivité en énergie. Ainsi, il faudrait idéalement se recharger les batteries et se détendre proportionnellement à son degré d’activités.

Mais soyons “réalistes”, au quotidien, nous n’avons pas une minute pour nous régénérer ! Peut-être avons-nous l’idée que cela nous prendrait trop de temps. “Organiser un moment de bien-être, le mettre dans mon agenda? Rien que d’y penser, cela m’épuise déjà !” Nous en sommes rendus là, comme disent les québecois. Hélas, c’est dans ce manquement à nous-même que se fait le lit de nombreux déséquilibres personnels.

C’est aussi parce que les femmes sont les accoucheuses et les garantes de la vie que le ressourcement les mobilise au plus profond de leur nature. Il n’est donc pas étonnant qu’elles soient le moteur de mouvements qui se battent pour la planète. Il suffit de prendre pour exemples ces femmes ou jeunes étudiantes qui sont les figures de proue de défense de l’agriculture saine, du climat, de défense des femmes, etc.

 

DECONNECTER LE MENTAL ET SE RESSOURCER

Le ressourcement consiste donc en diverses pratiques qui répondent toutes aux mêmes objectifs :

  • sortir du fonctionnement stérile et dénaturé du mental
  • remonter notre niveau d’énergie vitale en rechargeant nos batteries
  • nourrir et exprimer notre amour, notre élan pour la vie (notamment par l’humour et la créativité).

Ah qu’elle est belle, cette échappée du mental ! A l’écoute de la partie spontanée et instinctive, le ressourcement qui vivifie est naturellement animé d’une saine intention, contribuer à l‘épanouissement de la vie dans ses diverses facettes.

J’aime parler de ressourcement, parce que ce mot contient la notion-clé de retour aux sources: retour à Dame Nature et retour au coeur humain. En suivant ce chemin, nous réintégrons un royaume souvent oublié, à la source d’une vie fertile et harmonieuse, celui de notre être créateur.

Le retour aux sources touche d’abord la partie féminine en chacun(e) de nous, intuitivement connectée à la Nature, à la sagesse du coeur et au respect des êtres vivants dans leur environnement. Plus le ressourcement est pratiqué, mieux notre partie féminine se porte et plus notre identité féminine s’affirme dans son authenticité, son envie de partage et sa contribution au monde. Il ne s’agit plus de soupeser le féminin ou le masculin intérieurs, juste vibrer de sereine complétude, du ressenti d’être soi. Il en résulte un rapport aux autres, rafraichissant et dynamique. Imaginez l’effet sur notre système immunitaire, notre famille, notre travail … et notre planète!

 

Je m’appelle Christine Lambert. Après des études en Sciences politiques & Relations Internationales à l’Université de Bruxelles, soucieuse d’améliorer mon bien-être, j’expérimente diverses approches. A partir de 2005, suite à mes formations dans le Théâtre et le Développement personnel, j’accompagne des personnes dans le domaine du mieux-être. Particulièrement intéressée par des “solutions” holistiques et efficaces, j’ai naturellement tiré de mon périple, le suc, pragmatique et simple, qui m’a permis de joliment rebondir lors de quelques bons changements de vie. Je propose maintenant, aux femmes en priorité, divers outils que j’ai rassemblés sous le vocable répondant à une intention commune, le ressourcement et dont les premiers pas procèdent du bon sens et de la simplicité.

Bon sens et simplicité, avez-vous dit ? “De quoi diable, parle-t-on ?” nous souffle à l’oreille, le mental, élevé au rang de grand manitou ! Lui-même est tellement occupé à tout évaluer, comparer, mettre sur une échelle de statistiques qu’il est depuis belle lurette, dénaturé! Il admettra donc avec méfiance de se plier à quelques pratiques dont on ne lui a encore démontré ni la logique ni la performance!

 

A QUELS MOMENTS SE RESSOURCER ?

Bien qu’il soit recommandé de l’intégrer à notre quotidien ou du moins d’en faire une pratique hebdomadaire, la nécessité du ressourcement fait généralement irruption dans notre vie lors de changements significatifs. Faire face à l’inconnu, moment clé de remise en question personnelle ou de (re)prise en mains de notre bien-être sont souvent chargés d’états émotionnels délicats où nos pensées sont facilement baignées de doutes, comparaisons et jugements culpabilisants.

Alors, se ressourcer s’impose pour nous brancher directement sur des sources d’équilibre qui nourrissent notre confiance dans la vie et nous réajustent avec humilité. Cela nous évitera de monter dans les peurs ou le besoin excessif de contrôle.

Rappelons nous une chose: c’est dans l’ÉLAN de vie que le fil rouge de notre chemin non seulement se dévoile, mais aussi se déroule harmonieusement et, au final, qu’il se crée. Ce n’est pas en écoutant les réprimandes stériles de notre mental négatif, à qui nous avons délégué un peu trop de pouvoir sur nous.

 

COMMENT FAIRE POUR SE RESSOURCER ?

Dans mon approche, il ne faut pas confondre faire du sport intensif avec se ressourcer. Dormir avec se ressourcer. Faire une bonne virée pleine d’alcool avec se ressourcer. À moins qu’ils deviennent excessifs ou chroniques, ces divers exemples nous aident à nous détendre. Quant à dormir, c’est un besoin de l’organisme, et Marguerite Yourcenar, l’a très bien dit, il est un “grand restaurateur”. Toutefois, je n’appellerais aucun de ces exemples du ressourcement.

 

L’INTENTION BIENVEILLANTE DE PRENDRE SOIN (de soi et de son environnement)

Ainsi, lorsque vous invitez des amies chères pour une soirée et que le partage est gratifiant et nourrissant, cela s’appelle du ressourcement. Si avec ces mêmes amies, vous ne faites que ressasser vos malheurs ou pire encore, vous ne parlez que de tierces personnes absentes que vous critiquez largement, pour aucune, il n’y aura de ressourcement mais une spirale d’énergie négative et peu épanouissante.

Si lors d’une balade en montagne, vous apercevez une chute d’eau sous laquelle vous avez l’envie instinctive de vous doucher pour vous rafraîchir et vous sentir vibrer dans la nature, cela s’appelle du ressourcement. Si vous décidez de vous mettre la tête sous l’eau glacée pour vous punir de plusieurs mois de dépendance à une relation toxique, ce n’est pas du ressourcement. Mais si vous sentez que vous mettre la tête sous l’eau froide va vous réveiller de plusieurs mois de dépendance à une relation toxique, c’est du ressourcement.

S’il vous prend de chanter à tue-tête dans votre voiture au milieu du trafic, un grand smile sur le visage, cela s’appelle du ressourcement. Mais si vous hurlez votre raz-le-bol au volant de votre voiture en insultant “les connards” qui conduisent mal sur la route, ce n’est pas du ressourcement, etc.

Ainsi, le ressourcement implique un état de vigilance permanent sur ce qui anime nos paroles, nos faits et gestes. Nous reprenons les rênes de notre vie de façon responsable, active et bienveillante. Nous oeuvrons à notre mieux-être et à celui plus large de notre environnement, il ne s’agit pas d’obéir à un mental autoritaire ou humiliant.

 

COMMENT IDENTIFIER LE RESSOURCEMENT ? ET POURQUOI EST-CE SI NÉCESSAIRE ?

En fait, le ressourcement est tout de suite identifiable car il se mesure au bien-être et à la joie sincère qu’il nous procure, notre coeur sait ce qui est nourrissant, profondément.

Pour atteindre ce discernement, il faudra distinguer l’égo sain, qui nous aide à construire le sentiment de notre valeur et de notre accomplissement harmonieux au sein d’un tout, de celui qui empêche notre épanouissement ou nous fait agir de façon pernicieuse.

L’approche du ressourcement implique donc une nécessaire clarification de nos intentions, ce qui mène au socle des croyances qui lie et cimente l’émotionnel au mental. Elle passe par un processus de transformation personnelle et notamment de nos ombres (dont parle C.G Jung). A cet effet, nous utilisons certaines techniques corporelles et théatrâles dans un esprit imprégné d’humour afin de dégager la partie de nous, bien souvent embourbée, et que nous prenons un peu trop au sérieux.

La bonne nouvelle, c’est qu’au lieu de se perdre dans les méandres d’une méthode fastidieuse et théorique où notre mental devient le labyrinthe dont il faut sortir, les pratiques simples, de retour au bon sens, bienveillantes et génératrices de joie garantissent un accompagnement immédiat qui dissout les cristallisations mises à jour.

Ainsi, grâce au ressourcement, en retrouvant l’élan de vie, notre être créateur trouve quasi instantanément une solution pragmatique pour renouer avec sa fluidité naturelle. Il peut ensuite décider de ce qu’il préfère vivre et, créer son chemin à venir, harmonieusement.

 

Tel l’arbre lui-même, qui grandit de sa belle croissance sans s’encombrer d’égo superflu sur sa taille, la couleur de ses feuilles, la saveur de ses fruits ou la place qu’il a dans la forêt. L’arbre est authentique, il pousse selon l’énergie de vie qui l’anime et il donne le meilleur de lui-même.

Ni plus ni moins !

 

Christine Lambert